Antenne di Dialogo
di N. Gobenceaux
Nathanaël GOBENCEAUX, PAX GEOGRAPHICA

Qu'est-ce que la géographie ? La géographie, étymologiquement décrire le monde, implique en premier lieu le regard. Avant de décrire, il faut avoir regardé, il faut avoir vu. Cela mobilise aussi les quatre autres sens. On décrira mieux le monde si on a senti, touché, entendu et goûté. Inévitablement cela amène au sentiment. Qui est-il celui qui a décrit un lieu (c'est-à-dire vu, senti, touché, entendu et goûté) sans éprouver aucun sentiment, aucune émotion ? Celui-là, n'est certainement pas un homme.

Décrire, c'est ensuite partager. On décrit toujours à l'intention de quelqu'un, que se pour soit même ultérieurement ou pour d'autres (ce qui est plus courant). Le partage implique l'autre (l'autre “Je” ou l'autre alter) et l'action (le “faire” de faire part de quelque chose à quelqu'un) qui est en fait une relation. Décrire est enfin le point de départ d'un cheminement qui mène à la connaissance, à la compréhension et enfin à l'appréciation.On apprécie souvent mieux les choses que l'on connaît et comprend.

Il est une question qui revient régulièrement ces temps-ci : Le fait de connaître participe-t-il à atténuer la violence ? Connaître l'autre dans un monde où les contacts et la mixité entre cultures différents vont croissants contribue-t-il à éviter des conflits ? Si la connaissance augmente la raison et la liberté, si ce qui est dit précédemment s'avérait au moins partiellement exact, alors, la géographie serait en première ligne, serait un instrument de paix et de citoyenneté. Plus que de penser l'autre, la géographie peut contribuer à penser à l'autre et par là être un altruisme de premier plan.

REPONSE de Florian DU PASQUIER

Une amie que je connaissais à peine à l'époque m'a très judicieusement fait remarquer un jour que " pour aimer, il faut comprendre... "

Qu'est ce que comprendre? quels niveaux de compréhension?

Si la compréhension est la condition de la connaissance... alors on peut dire que le but de la connaissance est de pouvoir permettre le développement du sentiment d'amour... ou en tout cas de la philia politike (amitié civique) qui est elle-même nécessaire pour qu'une communauté politique constitué d'une multiplicité puisse gérer son conflit. Enfin ce sont des belles idées. Mais bon je me demande... y a qu'a voir le nombre de divorces au niveau individuel... Ca voudrait dire qu'ils sont incapable de se "connaître" au sens fort?

Peut-être bien... en tous cas, à une époque où chaque phénomène porte en lui son explication rationnelle  et où nous avons chassé l'irrationnel au plus profond de nos conscience, il faut comprendre que la globalisation est une fatalité si nous ne sommes pas capable de réapprendre à vivre avec l'autre. Pour cela il faut rendre la place qui lui est du, à la con-science , cette science de l'autre qui précisément ne peut être une science.

Encore une fois c'est du vent... qui j'espère peut souffler dans les voiles....



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