Antenne di Dialogo
di Samuele Calzone
Articoli della Rubrica
Florian DU PASQUIER, Swastika forever...
Nous baignons dans une mer de symbole, le but de notre vie contemporaine étant d’apprendre à les surfer. Et ce des le plus jeune age. Rappelez vous cette pub visionnaire de Mc Donald qui mettait en scène un bébé tout beau tout neuf sur une balançoire, qui incompréhenssiblement souriait puis pleurait. Enfin presque, puisque tout spectateur averti aura bien évidement comprit que le M de maman mais aussi et surtout celui de Mc Do, se cachait derrière cette mascarade. A une époque un n’importe quel gamin du monde apprend à associer la petite bouteille en verre avec ce mot essentiel dans la vie...."Enjoy". Les choses ont changées et même très vite. Mon grand père dans les année 70 était à proprement parler scandalisé de voir ma sœur porter un T shirt Dunlop sans pour autant faire la promotion de la marque. On mesure mieux a quel point les chose ont change quand ont va faire ses courses chez Auchan, l’épicier du coin... de la zone industrielle. Si l’on ne veut pas y passer sa journée mieux vaut savoir s’y retrouver dans tous ses signes, sigles, entêtes, marques, logos, symboles...... A ce jeux là, les financiers ont un avantage: celui de savoir qui se cache derrière ces symboles. Mais cela est de moindre importance, le but du symbole étant tout simplement d’aller plus vite. Comme un raccourci sur son bureau d’ordinateur. La condition? Définir universellement la valeur du symbole, la définir de manière à ne pas pouvoir la contester.

L'Europe a purgé sa population Juive au cours de ce siècle, comme a abcès qu’il aurait absolument fallut nettoyer, avant de pouvoir se dire pleinement Européens. A ce processus il a été attribué un symbole, qui aujourd hui encore jette un malaise dans la population quand il est affiché ouvertement. D’ailleurs c’est pour cela que bon nombre de législations refuse tout simplement l’emploi de ce symbole. Je n'ai encore jamais vue de lessive Swastika et n en verrai probablement jamais...l’implication serait trop odieuse. En fait derrière ce symbole se cache le cauchemar collectif d’une génération. Un cauchemar que chacun a vécu à sa manière, dans la diversité de l engagement ou de la résistance, mais qui a été objectivement dominer par cette majestueuse croix Gammée. Bref pas de 3e Reich sans Swastika.
Devant l’inexpressibilité de l horreur soudainement dévoilée seule un symbole pouvait faire le poids, un symbole unique et universel, un symbole qui devait suffire à exprimer l’inexprimable. Il ne faut pas confondre le rôle de l’historien et celui du citoyen d’une démocratie Européenne. Le premier se doit de reconstruire pièce par pièce, reconstituer en retournant les pièces sous tous leurs points de vue, et finalement d’attribuer des responsabilités. Le citoyens porte le devoir de mémoire, celui de ne pas laisser la page collective de l’histoire se tourner. Alors quand est il, 50 ans plus tard, de cette page historique cachée derrière son symbole? La Swastika est devenu un symbole d’Absolu, absolument irréconciliable, comme un raccourci sur son bureau d ordinateur pour designer les sombres recoins de la conscience historique et pour rappeler la capacité humaine de jongler avec l’extrême. Non, aujourd'hui à l’époque du consensus économique, il est impossible de contester la valeur de ce symbole.

Nous sommes donc objectivement coincé dans cette symbolique historique, sans aucun moyen de dépassement ni de critique. Et pourtant le monde change à une telle vitesse que la critique est absolument nécessaire, ne serait ce que, par ce qu’elle est la condition sine qua non de tout dépassement. Alors pourquoi argumenter que nous devons nous réapproprier ce puissant symbole qu’est la Swastika? Tout simplement parce que l’Allemagne d’Hitler l’a volé à une culture ancestrale et que la plus simple notion de justice demande que l’on rende à ce symbole sa signification véritable. Mais il est aujourd'hui d’autant plus nécessaire de ce réapproprier ce symbole que la conscience collective a évolué et elle même dépassé le maigre niveau de conscience que les Nazis convaincu ont réussi à atteindre. En gros être Nazi, ça voulait dire être borner a sa propre conscience et croire que ce infime espace représentait un absolu. Ce qui voulait aussi dire rejeter et finalement exterminer toutes consciences alternatives qui dépassaient dans un sens ou l’autre les fébriles bornes de nos Nazis convaincus. C est donc bien à cause de leurs propres faiblesses que les Nazis ont dus recourir à la force pour cacher cette petitesse d esprit. Finalement c’est bien l’oppose du surhomme Nietzschéen que les Nazis représentent, c’est a dire ceux qui sont plein de ressentiments de par leurs incapacités à s’extraire d’eux même et ce faisant d’élargir l’horizon de la conscience. Pour s’en convaincre il suffit de regarder deux minutes du film de propagande de Leni Riesenstall sur le congres de Nuremberg. Deux minutes d’images qui nous montrent des foules en extase grâce à un flot de paroles matraquant l’audience comme le BPM de nos raves actuelles. On comprendra mieux, grâce à ces images, en quel sens Hitler considérait tout discours politique à des masses incultes du plaisir de la vérité comme un viol collectif. Ce qui est néanmoins certain est que Hitler s’est parfaitement rendu compte de la force et du pouvoir que peuvent déclencher l’hystérie collective. Son génie réside dans la manière ou il a su hypnotiser l’Allemagne pour la guider dans les plus sombre recoins de sa conscience.

J’appartiens à une autre génération et je crois que nous devons nous reapprorier le symbole de la vie le plus puissant dans le contexte de la rave. Je ne prône pas une utilisation commerciale sur des paquets de lessive. Mais la rave, précisément de part son refus d’engagement politique, représente l’utilisation de la force de hystérie collective dans le but de l’épanouissement personnel. Il faut que nous nous rendions compte de la ravolution que représente la pratique festive dans notre société, une pratique éradiquée de nos mémoire au nom d une certaine idée du progrès comme moyen d’atteindre la cité de Dieu et le bien ultime. Seulement il est aujourd hui presque paradigmatique de dire que le royaume de Dieu est à l’intérieur de chacun au plus profond de nos consciences et qui finalement se cache derrière cet énigmatique Jésus Christ si ce n est le fils de homme lui même. La rave est donc cet espace temps ou chacun peut découvrir l’infinitude de sa propre conscience et partager cette expérience métaphysique avec d autres hommes et femmes ayant laissé tomber le temps d’une soirée ce masque égoïste derrière lequel nous cachons et qui nous sert a nous repérer entre égoïste semblable. C est donc bien en cela que la rave ne peut avoir de message politique autre que celui d’amour envers son prochain, qui est si je me rappelle bien le seul et unique commandement du Christ.

Finalement à une époque ou il est impossible d’échapper au concept de globalisation, c’est bien la globalisation de la conscience qui est notre seule issue. Car comment prétendre l’homme capable de tout globaliser si ce n’est le plus essentiel qui est sa propre conscience. Comprendre notre époque demande de comprendre la place et l’importance qu’occupe la science dans notre vision du monde, et par la même l’idée du progrès que nous nous en faisons. Nous avons pour ainsi dire, tout scientificité... en chassant l’irrationnel au plus profond de nos conscience. Seulement, en y réfléchissant un peu, qu’est ce que la conscience si ce n est la science de l autre, ce qui précisément ne peut être une science. A une époque ou nous croyons que tout phénomène porte en lui son explication rationnelle, il faut comprendre que la globalisation est une fatalité si nous ne sommes pas capable de re-apprendre à vivre avec l’autre. Pour cela il nous faut rendre la place qui lui est due à la conscience, en tant que science de l’autre. Or cette conscience de chacun porte en lui c’est aussi l’espace ou chacun peut ressentir sa propre infinitude, et découvrir la vibration spirituelle…

Nathanaël GOBENCEAUX, Petit Plaidoyer pour une politique éducative

A l’heure de la grande répression, des réductions de budgets ou encore du nombre des enseignants et éducateurs, il convient de faire un retour sur l’idée d’éducation.
L’éducation n’est pas un élément indépendant qui aurait, pour certains conservateurs cessé d’exister en mai 68 avec l’émancipation des enfants de leur carcan paternaliste. “Il est interdit d’interdire” slogantait-on entre deux pavés pour montrer que l’on était plus un pantin légerment articulé attendant sagement sa majorité mais un être à part entière avec une libre disposition de mouvement et de pensée et pouvant se fixer les bornes soi-même.

Trop longtemps on a pratiqué une séparation distincte entre éducation et instruction. Il s’agissait de deux choses certes complémentaires mais séparées. La première, qui concerne la connaissance des usages de la société était du ressort des parents, de la famille. On pouvait ainsi être bien éduqué et donner aux parents le sentiment du devoir accompli. La seconde était du ressort de l’école et avait pour but de donner du savoir au sens large. Savoir qui faisait souvent défaut aux parents, d’où cette dichotomie.
Si les définitions des deux termes n’ont pas forcément changées, la barrière famille / école s’est quelque peu dissolue. En effet, l’évolution de la société a fait, à mon avis, s’entremêler ces deux fonctions. On peut dire que les parents ont pratiquement tous un savoir de base leur permettant de contribuer à instruire leurs enfants jusqu’à un niveau relativement élevé. Parallèlement, on enregistre un retrait des parents (et pas seulement dans les classes modestes) en ce qui concerne le rôle éducatif. Peut-être un transfert s’est-il effectué et l’éducation autrefois plus prisée a été délaissée en partie pour l’instruction, “seul moyen de s’en sortir”.

Eduquer, instruire; parents, école. Tout cela participe à la société. Et c’est cet ensemble sociétal qui a pour mission de former intellectuellement et moralement les diverses générations. On a parfois trop tendance à parler de démission des parents, de dire cela n’est pas le rôle de l’école, mais il semble que le problème soit plus profond et que c’est, sans vouloir faire du catastrophisme, de démission de la société qu’il faudrait parler.

Avec l’aide des diverses sciences et disciplines, instruire devrait vouloir dire éduquer, comme éduquer devrait disposer à l’instruction. C’est cette relation bilatérale que nous devons remettre en ordre de marche avec le soutien de toute la société sans se rejeter les tâches. Car si les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain, l’harmonie de demains passe par l’éducation des enfants d’aujourd’hui.

Florian DU PASQUIER, Il est interdit d‘interdire
Le célèbre dicton qui symbolise en quelque sorte tout l’esprit de mai 68 n’est plus au goût du jour, si l’on accepte ce que voudrait nous faire croire notre ministre de l’éducation. En fait il pointe le doigt sur quelque chose d’essentiel : ce slogan marque en effet la crise de « l’éducation » . Formuler un tel paradoxe signifie, de fait, que la société, dans son ensemble, ne peut plus simplement reproduire les valeurs sociales qui lui ont permis d’exister tel quel. Bref, « nous ne sommes plus des pantins ».

Par contre l’instruction ne s’est jamais aussi bien portée : en témoigne toutes les récentes créations d’écoles de commerce indépendantes ou de formations courtes en alternances. Bref tous les secteurs de la transmission de savoir faires évoluent et s’adaptent aux nécessités de notre économie.
Nous subissons, au bout du compte, deux pressions contradictoires en ce début de siècle. La première est celle de l’économie et de sa mondialisation et nous pousse à innover en matières de modes de productions et de productivité. La deuxième est de l’ordre de notre intimité et touche au développement de l’individualisme contemporain. Le succès des formes de télé réalité, de « Bas les masques » à « Loft Story », nous montre que la frontière entre espace intime et donc privé, et espace public, donc universel/ rationnel/ politique se déplace au profit de la première. En tant qu’individus nous trouvons de plus en plus difficile de socialiser sur le mode impersonnel qu’impose notre mode de production basé sur le modèle de l’entreprise. Il n’est pas surprenant, en ce sens, de constater le succès des « coach » psychologues en entreprises, qui dans leurs jargon propre, n’hésitent pas à provoquer des expériences de « régression » chez les jeunes employés afin d’améliorer les rendements. A les croire, le progressisme social serait tout simplement une semaine à Ibiza pour tous les cadres d’entreprises.

Que fait la société prise entre ces deux contradictions ? Elle se rétracte jusqu’au point où le social, à défaut de rendement immédiat, fond sous la neige de droite. Les intermittents du spectacles ont certes, lutter vaillamment, mais que faire face au changement climatique ?
Alors, que peut bien vouloir dire cette notion de « social » à l’age de l’individualisme exacerbé ? Grande question, à laquelle notre cher Jacques Chirac aurait mieux fait de réfléchir avant de supprimer purement et simplement le service militaire. Car, même si effectivement la nation, à l’heure de l’Europe et de la violence terroriste, n’a plus besoin de sa jeunesse pour défendre ses frontières, la république a toujours autant besoin de sa jeunesse pour construire le tissu social de demain. Gagner une coupe du monde tous les 25 ans est un peu léger quant à l’objectif visé. Dommage donc, que le service militaire obligatoire n’est pas été transformé en service civil obligatoire. Car, si à l’époque du service militaire, la défense des frontières était, en effet une nécessité, la défense de la sphère sociale, ou se joue le lien social de demain, l’est aujourd’hui tout autant. A quoi bon vouloir inculquer à notre jeunesse les valeurs abstraites du républicanisme, comme si celle ci faisaient partie de « l’instruction » des savoirs faire de base. Les deux sphères sont dangereusement confondus. Un service civil obligatoire donnerait à chacun la possibilité de prendre conscience qu’il est un élément actif et prenant part à la solidarité de la république et permettrait de servir le bien commun. Plutôt que de nous aliéner devant notre téléviseur en regardant une petite élite s’adonnant aux petits plaisirs de l’individualisme, donnons à chacun cette même chance et arrachons ces cameras qui nous nourrissent sous perfusion. Car au bout du compte nous sommes bien dans la même situation que les lofteurs, forcés de vivre ensemble dans un espace délimité et contraint au lois de la compétition individuelle. Commencer sa vie d’individu par une expérience de déstructuration complète des repères pourrait bien être un moyen de réactiver le social.

Pour finir, j’espère que ces quelques lignes de Maurice G. Dantec sauront vous inspirer:

« Car avant de produire le post-humain, encore faudrait-il savoir former un homme.

Certes l’humanité est foutue, elle a le choix entre des cultures sans sociétés–donc sans (bio)politique-et des nations sans cultures (donc sans métaphysique). 

Entre des individus aux solitudes inutiles, massifiés, et des communautés aux droits et aux rituels absurdes. »

Florian DU PASQUIER, Inscriptions relevées sur divers produits de grande consommation
"Au cas où vous auriez besoin de nouvelles preuves que la race humaine
est vouée à l'extinction pour cause de stupidité, jetez donc un oeil à ceci"

Sur un sèche cheveux SEARS: " Ne pas utiliser en dormant"
(mouiiiii ...)

Sur un sachet de Fritos: " Grand concours, nombreux prix. Jeux gratuits, sans obligation d'achat... Détails à l'intérieur du paquet" (Essayez d'ouvrir le paquet sans l'acheter pour voir... )

Sur un savon Dove: " Mode d'emploi : Utiliser comme un savon normal " (euh ? C'est à dire?? ...)

Sur des plats surgelés: " suggestion de préparation : décongeler " (mais bon, mais, ce n'est qu'une suggestion hein, on fait comme on le sent)

Sur un Tiramisu Tesco's: " à consommer avant : voir ci dessous " et dessous, juste a côté de la date limite de consommation: "ne pas retourner " (bah, euh... un peu tard, non ? hi hi hi)

Sur un Pudding Marks & Spencer: " Le produit sera chaud après avoir été réchauffé " (vous êtes sûrs, z'avez vérifié ??)

Sur le paquet d'un Fer Rowent: " Ne pas repasser les vêtements à même le corps " (pourtant ça ferait gagner pas mal de temps, non ?)

Sur un sirop pour la toux pour enfants: " Ne pas conduire de véhicule ni opérer sur une machine outil après absorption "
(oui, je pense que l'on pourrait réduire énormément le taux des accidents sur les chantiers si on arrivait à diminuer le nombre d'enfants de 5 ans qui conduisent un tractopelle alors qu'ils sont clairement malades!)

Sur un somnifère Nytol: " Attention, la prise de ce médicament peut entraîner un état de somnolence " (sans blaâââg' !!! et je le prends pourquoi, rappelez moi ?)

Sur la plupart des guirlandes lumineuses pour Noël: pour usage intérieur ou extérieur uniquement " - sans commentaire -

Sur un robot de cuisine japonais: " ne doit pas être utilisé pour un autre usage " (là, il va falloir m'aider avec celle là, parce que franchement, je suis assez curieux...)

Sur un paquet de cacahouètes Sunsbury: " avertissement : contient des cacahouètes " - ! -

Sur un paquet de biscuit apéritifs American Airlines: " Instructions : 1. ouvrir paquet. 2. Manger biscuits " (ah ! okay, okay ! et 3. Voyager avec Air France-KLM ?)

Sur une tronçonneuse suédoise: " Ne pas essayer d'arrêter la chaîne avec les mains ou les parties génitales " (parce qu'il y a eu beaucoup de cas ?? hmmmmmmmm dramatique ! )


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