Quelle orientation donner à l'éducation ?
Il existe en effet deux écoles principales, celle qui apprend à faire, c'est-à-dire à répéter, à reproduire fidèlement et celle qui apprend à penser à créer par soi-même le faire. Ce sont bien entendu deux écoles aux objectifs opposés qui ne vont pas sans incidence sur les politiques.
Le apprendre à faire est l'apanage de ceux qui ont appris
à penser et qui finalement trouvent plus commode d'être
celui qui pense pour les copains. C'est là le principe
de la pensée unique, du servage intellectuel, du prêt
à penser. Si ce principe est, on peut le comprendre aisément,
celui des dictatures en tout genres, il est aussi présent
de façon pernicieuse dans certaine “démocratie”
(celle de l'homo télévisor par exemple). Ce principe
consiste à développer les filières applicatives
qui sont souvent celles dites scientifiques.
Le apprendre à penser par soi-même est, quant à lui, une bombe à retardement. Soit une bombe placée sous le siège des petits chefs précédemment cités et qui voudraient être les seuls doués de la faculté de penser. Soit une bombe pour le peuple qui risque un jour d'avoir à faire à un maître-penseur voulant s'établir à domicile.
REPONSE de L.C..
Dans la même ligne, peut on parler interactivité ou de bachotage ? L'interactivité permet à l'élève d'avoir les bases les plus adaptés au travail notamment par l'apprentissage de méthodes d'ailleurs souvent sous-estimées dans les cours (résumé, fiches, prise de notes ...) et puis de réfléchir par un débat sur le contenu des cours. La priorité est alors l'intérêt des sujets et leur adaptabilité au niveau de compréhension de l'élève. Pourquoi apprendre (forcer à apprendre, bachoter alors) le cours de la bourse aux 6ème et non les différentes monnaies, cours beaucoup plus pratique et correspondant au fonctionnement de l'enfant. Un super bouquin sur le sujet le bonheur d'apprendre et comment on l'assassine de De Closets.