Antenne di Dialogo
di N. Gobenceaux
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Nathanael Gobenceaux, Y a t-il un risque de surpopulation du monde ?

Si on atteint les maxima de population mondiale présentés par certains, cette population mondiale aura presque doublé, passant de 6 à 11 milliards d’êtres humains. Même si on n’en est pas encore à une surpopulation du monde, les rythmes effrénés de croissance démographique amènent légitimement à se poser la question : Y a t’il un risque de surpopulation du monde ?
La première précision que l’on peut apporter est l’idée de subjectivité contenue dans le terme de surpopulation puisque, comme pour tous les sur-… (surcoût, surestimation…) on doit auparavant fixer un seuil. La question de la quantité maximale de personnes que pourrait contenir le monde engendrerais sûrement de longs débats. A partir de quel seuil pourrait-on considérer qu’il y a surpopulation ? Quand il n’y a plus de place ? Certes mais peut-être est-ce déjà trop tard. On pourrait se dire que c’est lorsque l’on dépasse le seuil de renouvellement des populations, auquel cas on aurait déjà dépassé ce seuil. La question n’est pas aisée à résoudre, d’autant plus qu’on peut trouver d’autres facteurs.

En effet, on peut dire que si l’idée de surpopulation se développe en parallèle avec la notion de place, elle est aussi corollaire des ressources. Si l’une des ressources essentielles, telle l’eau par exemple, venait à diminuer, on pourrait avoir un effet de surpopulation même si cette dernière n’augmentait pas. Nous n’aurions alors non pas une surpopulation spatiale mais une surpopulation numéraire par rapport à cette ressource essentielle. Cette question de l’eau est d’ailleurs une des questions majeures que les sociétés des prochaines décennies auront à affronter.
En attendant d’aller exploiter les ressources hydriques de Mars ou de Titan, on peut dire que la population semble destinée à augmenter inexorablement en parallèle avec les divers progrès.

Toutefois, dans l’immédiat, on peut relever que des phénomènes de surpopulation sont déjà présents à diverses échelles de l’utilisation du monde.

Au niveau des villes, certaines connaissent des croissances disproportionnées avec ce qu’elles peuvent assimiler. On connaît le cas des villes comme Lagos (Nigéria), Le Caire (Egypte) ou Sao Paulo (Brésil), sans parler des villes d’Asie. Cette hypercroissance devient surpopulation lorsque les pouvoirs locaux ne parviennent plus à la contrôler, à la gérer. Cela engendre des situations de violences urbaines (bandes), la création de bidonvilles ou de conditions de vie difficiles. A ce niveau, on peut observer la dichotomie ville-campagne qui n’est pas l’apanage des pays en développement puisque présente aussi en Occident.
A une échelle inférieure, celle des continents, on peut différentier de grandes régions. On peut relever ici la forte densité de l’Asie (119 hab./km2) qui s’oppose à l’Océanie 4 hab./km2).
Le monde, avec 47 hab./ km2 reste loin de densités telle celle de la France (un peu plus de 100 hab./km2). Eu égard à de tels chiffres, on peut donc se dire que la surpopulation du monde ne semble pas encore d’actualité. Ou alors ce ne serait que ponctuellement, les rythmes d’accroissement de population étant inégaux à l’échelle du monde.


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